Résumé
L'auteur ne se nomme nulle part
dans cette épitre Dans la deuxième et la
troisième lettre, qui sont évidemment de
la même plume, il s'appelle
"l'Ancien", ce qui ne nous
renseigne guère sur son identité.
Cependant, dès le début du second siècle,
la tradition est unanime pour classer cette
lettre parmi les "Ecritures" et
pour l'attribuer à l'apôtre Jean.
Polycarpe, son disciple immédiat (69-155)
ainsi que Papias, son compagnon et
codisciple la citent étant de leur maître.
Tous les Pères du second siècle confirment
cette attribution.
Si l'apôtre se sent obligé de rappeler ces
éléments fondamentaux de la foi
chrétienne à ses correspondants c'est
parce qu'il y a des gens qui les nient et
qui ont commencé leur oeuvre de sape dans
les Eglises. C'étaient les prégnostiques,
dont on a retouvé les traces dans les
milieux juifs, païens et chrétiens dès le
1er siècle, et qui essayaient de combiner
en un vaste système syncrétiste des
éléments philosophiques, judaïques et
chrétiens Dès que le christianisme a
pénétré en milieu païen, il a dû
affronter ce danger (voir 1 Corinthiens 6.12
; 8.1s. ; 10.23). L'apôtre Paul a prévenu
à plusieurs reprises les chrétiens de la
province d'Asie contre l'intrusion de ces
philosophes > Colossiens 2.8-9, 18-19 ; 1
Timothée 4.1 ; 6.20 ; 2 Timothée 2.16, 23
; 4.4 Il a demandé à Timothée de
superviser l'Eglise d'Ephèse et ses
anciens. > 1 Timothée 1.3 ; 4.11 ;
5.17-22 Après la mort de Paul, Jean s'y est
établi.